Les poids lourds européens disent “regretter la décision” de Trump contre l’Iran

Trump

Que ne ferait pas l’irresponsable Donald Trump pour complaire à son proche allié israélien et lui permettre d’assouvir son bellicisme funeste ?

Non content de sacrifier le processus de paix au Proche-Orient sur l’autel d’ambitions hégémoniques communes, en exauçant le vœu le plus cher de Netanyahou concernant le statut de Jérusalem, l’incendiaire de la Maison Blanche s’emploie à présent à déterrer la hache de guerre avec l’Iran avec une arrogance détestable.

Alors que le twittos compulsif de Washington continue de jouer avec le feu derrière son Bureau Ovale, se prononçant en faveur du rétablissement de sanctions implacables contre Téhéran, sous le regard bienveillant de Netanyahou, de MBS, le tout-puissant prince héritier saoudien, et des Emirats arabes unis, l’Europe, mise devant le fait accompli, déplore cette décision prise une fois encore en cavalier seul qui, outre ses conséquences géopolitiques désastreuses, va lui coûter cher sur un plan économique.

« La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine », pouvait-on lire dans le communiqué officiel de l’Élysée en date du mercredi 8 mai, en réaction à l’annonce faite par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien conclu par son prédécesseur, Barack Obama, en 2015.

Le rétablissement des sanctions américaines est effectif immédiatement pour les nouveaux contrats, a martelé John Bolton, le directeur du Conseil de sécurité nationale fraîchement promu, indiquant que les entreprises étrangères auront quelques mois pour « sortir » d’Iran. De son côté,  le nouvel ambassadeur américain en Allemagne a d’ores et déjà vivement conseillé, sur Twitter, aux entreprises allemandes de « cesser immédiatement leurs activités en Iran ».

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté, pour sa part, les six autres signataires de l’accord « à respecter pleinement leurs engagements ». Quant au président iranien Hassan Rohani, dans la ligne de mire de l’impérialisme guerrier israélo-américain, soutenu aveuglément par l’Arabie saoudite, il a émis le souhait de s’entretenir avec les Européens, les Russes et les Chinois.